Con Fuoco

Artiste
Stéphane De Carvalho
Mis en vente
2007

Sonata Opus 61/Joaquin Turina
Souvenirs du Jura Opus 44/Napoléon Coste
Fantaisie hongroise Opus 65 nº1/Johann Kaspar Mertz
Sonatine Méridionale/Manuel María Ponce
Libra Sonatine/Roland Dyens
Sonata K213, K1/Domenico Scarlatti
Sonata Opus 47/Alberto Ginastera

« Classical Guitare » – Con Fuoco – (Aôut 2009)
« Voici un album présentant de réels poids lourds, comportant pas moins de quatre sonates. La version de la sonate de Turina est exceptionnelle. J’imagine que nous sommes tous tombés sur elle par l’intermédiaire des éditions Schott/Segovia, à un moment ou à un autre, mais rien de semblable à cette version qui s’avère étonnamment brillante.
De Carvalho apporte de solides arguments en faveur de sa réapparition en tant que valeur sûre. Napoléon Coste écrivit beaucoup d’œuvres qui sont grandement ignorées de nos jours. Son romantisme plutôt théâtral est un style que l’on peut aimer ou détester. Je pencherai pour la première proposition. La musique de Mertz tend à tomber dans le même camp harmonique, mais tend plus vers le tape à l’oeil que celle de Coste. En tous cas sa «Fantaisie Hongroise» est une de celles qui sont encore jouées le moins souvent. Les glissandos en montée et en descente sur les touches ne sont jamais aisés, et notre interprète les transforme en une œuvre pleine de légèreté. Il attaque le Campo qui ouvre la Sonatine de Ponce à vive allure, mais garde totalement cette allure sous contrôle. Puis, par contraste, il capte joliment la poésie de la Copla tout en réservant un véritable feu d’artifice pour la Fiesta finale. La Libra Sonatina de Roland Dyens nous livre une interprétation brillante et pleine d’énergie de la part de De Carvalho qui arrive à peindre tout aussi bien ses lignes mélodiques souvent sinueuses et serpentiformes. Les sonates de Scarlatti sont tour à tour graves et pleines d’émotion comme dans l’imposante K213 qui dure huit minutes, et légères et aériennes comme dans la plus modeste K1. Personnellement, je n’ai jamais abordé la sonate de Ginastera, mais celle-ci offre une brillante interprétation, et ses difficultés sont expédiées comme si elles n’existaient pas. L’enregistrement est d’une grande clarté et le jeu est exceptionnel de bout en bout. »
Chris Dumigan
Traduction : J.L Gittard


ACHAT

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